boxe amateur

CODE SPORTIF DE LA BOXE
AMATEUR STYLE OLYMPIQUE


I - LES CONDITIONS DU COMBAT


Règle 1 -Le livret sportif

Pour être autorisé à combattre, tout boxeur doit être en possession d'un livret sportif délivré par
la Fédération Française de Boxe (FFB), portant la vignette de l'année sportive en cours. L’année
sportive commence le 1er septembre et se termine le 31 août.
Le livret sportif est délivré aux postulants ayant fourni les certificats médicaux exigés pour la
pratique de la boxe amateur style olympique, certificats mentionnés dans le règlement médical de
la FFB.
Une première licence ne peut pas être délivrée à un postulant ayant atteint l’âge de 34 ans au
1er septembre de la saison sportive en cours. Le renouvellement de la licence ne peut pas être
accordé à un postulant ayant atteint l’âge de 36 ans au 1er septembre de la saison sportive en
cours.
Le livret sportif doit être remis obligatoirement au délégué fédéral au moment de la pesée
précédant l’organisation.

Règle 2 -Les incompatibilités

Les combats opposant :
-deux frères ou deux soeurs,
-deux boxeurs du même club sauf pour les championnats, les critériums nationaux et les

compétitions labellisées,

-un homme à une femme,
sont interdits.
Lors des championnats et les compétitions labellisées par la FFB deux frères ou deux soeurs ne
peuvent pas s’engager dans la même catégorie de poids et d’âge.

Au cours d’une rencontre hors championnats, hors critériums nationaux ou hors compétitions
labellisées par la FFB :
-Un boxeur cadet (homme ou femme) ne peut pas rencontrer un boxeur junior (homme ou
femme) ayant effectué 10 combats ou plus.

-Pour toutes les catégories d’âge : Un boxeur ayant moins de 5 combats ne peut pas
rencontrer un boxeur ayant plus de 10 combats.


-Pour toutes les catégories d’âge : Un boxeur ayant moins de 10 combats ne peur pas
rencontrer un boxeur ayant plus de 40 combats.

Règle 3 -L’aptitude médicale

Outre les examens médicaux nécessaires à la délivrance du livret sportif, le boxeur doit satisfaire
à une visite d’aptitude médicale effectuée par un médecin le jour du combat.
Les femmes doivent produire le jour du combat une attestation de non grossesse co-signée par les
parents pour les mineures.
Pour les postulants ayant atteint l’âge de 30 ans au 1er septembre de la saison sportive en cours,
la délivrance d’une licence ou son renouvellement est subordonné à la présentation des résultats
d’examens médicaux complémentaires exigés par la FFB.


1  Code sportif de la boxe amateur style olympique


Règle 4 -Les catégories d’âge

La boxe amateur style olympique est ouverte aux licenciés appartenant aux catégories d’âge
« cadets », « juniors » et « seniors ». Les catégories d'âge sont déterminées par les années de
naissance et sont définies par la FFB pour chaque saison sportive.

En championnat, critériums nationaux ou en compétition labellisée, les boxeurs sont tenus de
s’inscrire dans la catégorie d’âge correspondant à leur année de naissance.
Hors championnats, critériums nationaux et compétitions labellisées, les boxeurs de catégories
d’âge différentes peuvent se rencontrer sans demande de surclassement préalable dans la mesure
où la différence d’âge entre les deux boxeurs ne dépasse pas 2 années au vu des dates de
naissance. Exception est faite pour les femmes juniors deuxième année qui peuvent rencontrer
une femme senior quelque soit la différence d’âge.

Règle 5 -Les catégories de poids

La pesée s’effectue obligatoirement le jour même du combat. Les boxeurs se pèsent sans tolérance
de poids : en maillot et short de compétition pour les femmes, en slip ou caleçon pour les
hommes.

Le délégué effectue les opérations de pesée. Il ne peut déléguer cette tâche qu’à un autre officiel.
Le lieu et l'heure du début de pesée sont fixés par la FFB ou par le comité régional sur
proposition du club organisateur. Pour les championnats, les critériums nationaux et les
compétitions labellisées, les heures de pesée sont précisées dans le règlement de chaque
compétition.
La pesée s’effectue sur une balance précise à 100 grammes. Les balances sont à curseur ou
électroniques et doivent être agréées par le délégué.
Le poids minimum pour participer à un combat est de 44 kg pour les femmes cadettes, juniors et
seniors et pour les hommes cadets et de45 kg pour les hommes juniors et seniors.

CATEGORIES DE POIDS
FEMMES cadettes, juniors,
seniors et HOMMES cadets
Appellation
des catégories Limites des catégories
46 kg de 44 à 46 kg inclus
48 kg + de 46 à 48 kg inclus50 kg + de 48 à 50 kg inclus52 kg + de 50 à 52 kg inclus54 kg + de 52 à 54 kg inclus57 kg + de 54 à 57 kg inclus60 kg + de 57 à 60 kg inclus63 kg + de 60 à 63 kg inclus66 kg + de 63 à 66 kg inclus70 kg + de 66 à 70 kg inclus75 kg + de 70 à 75 kg inclus
80 kg + de 75 à 80 kg inclus
86 kg + de 80 à 86 kg inclus

CATEGORIES DE POIDS
HOMMES juniors et seniors
Appellation
des catégories Limites des catégories Pour
mémoire
48 kg de 45 à 48 kg inclus mi-mouche
51 kg + de 48 à 51 kg inclus mouche
54 kg + de 51 à 54 kg inclus coq
57 kg + de 54 à 57 kg inclus plume
60 kg + de 57 à 60 kg inclus léger
64 kg + de 60 à 64 kg inclus super-léger
69 kg + de 64 à 69 kg inclus mi-moyen
75 kg + de 69 à 75 kg inclus moyen
81 kg + de 75 à 81 kg inclus mi-lourd
91 kg + de 81 à 91 kg inclus lourd
+91 kg + de 91 kg super-lourd

En championnat, critériums nationaux ou compétition labellisée, les adversaires doivent
appartenir à la même catégorie de poids. Pour chaque tour de celle-ci, les boxeurs doivent
respecter le poids de la catégorie dans laquelle ils sont engagés.
Hors championnats, hors critériums nationaux ou hors compétitions labellisées, les boxeurs de
catégories de poids différentes peuvent se rencontrer dans la mesure où la différence de poids
entre les deux boxeurs ne dépasse pas l’écart de poids délimitant la catégorie du boxeur le plus
léger.

2  Code sportif de la boxe amateur style olympique


Règle 6 – L’attribution des points

Les boxeurs amateurs gagnent ou qu’ils perdent des points au cours des compétitions. Le
palmarès ne tient compte que des points acquis au cours des deux dernières saisons sportives et
de la saison en cours. Au début de chaque saison les points acquis depuis plus de deux ans sont
supprimés.

Les points sont attribués en fonction du barème suivant.

Barème d’attribution ou de retrait des points
en fonction des résultats obtenus
Nombre de
pointsattribués ou
déduits
victoire hors championnats, hors critériums nationaux ou hors compétitionslabellisées par la FFB 1 point
victoire en championnats régionaux et départementaux (1) ou en
compétitions labellisées par la FFB 2 points
victoire par WO en championnats, critériums nationaux (1) (2),
compétitions labellisées par la FFB et compétitions internationales 1 point
victoire en championnats de France ou en critériums nationaux (2) 3 points
victoire en compétition internationale (dans le cadre de l'équipe de Franceseniors, juniors ou cadets, compétitions inscrites au calendrier de la
direction technique uniquement)
4 points
match nul ou défaite (dans tous les cas) 0 point
défaite par disqualification (dans tous les cas) - 2 points
défaite par forfait lors d'une compétition officielle ou labellisée par la FFB
quelqu’en soit la raison (3) - 6 points

(1) Les points acquis depuis plus de deux ans sont supprimés au début de chaque saison,
seul les points obtenus au cours des deux dernières saisons sont conservés.
(2) Championnats organisés chaque année (un seul championnat par saison sportive) par les
comités régionaux et les comités départementaux pour les catégories d’âge : cadets,
juniors et seniors.
(3) Compétitions nationales organisées chaque année par la Fédération française de boxe :
Championnat de France Amateur seniors hommes et femmes, Championnat de France
Amateur juniors hommes et femmes, Critérium National Amateur cadets hommes et
femmes.
(4) sauf après blessure constatée par le médecin de l’organisation et portée sur le procès-
verbal ou après une défaite avant la limite au cours d’un combat.
Lors de la délivrance de la première licence de boxe amateur style olympique des points peuvent
être attribués en fonction d’une pratique antérieure : boxe éducative assaut ou boxe pré-combat,
autres sports de percussion ou boxe amateur à l’étranger en fonction des barèmes suivants.

Code sportif de la boxe amateur style olympique  3


Attribution de points au passage en boxe amateur en fonction du nombre
d’assauts officiels réalisés en boxe éducative assaut
ou du nombre de pré-combats
Nombre d’assauts et/oude pré combats Nombre de points attribués
10 à 29 2 points
+ de 29 5 points

Attribution de points à la demande de licence amateur après une pratique en
sport de combat de percussion ou en boxe amateur dans un pays étranger (1)
Palmarès en sport de combat de percussionou de boxe amateur dans un pays étranger
Points attribués
(noncumulables)
10 à 29 combats 5
30 combats et + 10
Titres officiels de champion de France, d’Europe ou du monde dans un
sport de combat de percussion (sans tenir compte du nombre de
combats)
10
Titres officiels de champion national, d’Europe ou du monde en boxeanglaise pour un pays étranger (sans tenir compte du nombre de
combats)
30

(1) Ces points sont attribués par le président du comité régional à partir d’une déclaration sur
l’honneur et des photocopies de la licence et du palmarès. Toute omission ou fausse déclaration
entraîne le refus ou l’annulation de la licence, le cas sera traité par la commission des litiges.
4  Code sportif de la boxe amateur style olympique


Règle 7 -La durée des combats

Le combat est composé de rounds. Chaque « stop » de l’arbitre entraîne l’arrêt du chronomètre
jusqu’au signal « BOX ». Le nombre et la durée des rounds varient suivant l’âge, le sexe et le
nombre de combats effectués suivant le tableau suivant.

Durée des combats en fonction du sexe, de l’âge
et du nombre de combats réalisés
Nombre de combats Femmes
cadettes
Femmes juniors et
seniors
Hommes cadets
Hommes juniors etseniors
du 1er au 5e combat 3 x 1min.30 3 x 2min. 3 x 2min.
du 6e au 10e combat 3 x 1 min.30 3 x 2min. 3 x 2min. ou 4 x 2min.
à partir du 11e combat 3 x 1 min.30 3 x 2min. 4 x 2min.

Les rounds sont toujours espacés d’un repos d’une minute.

Lorsqu’un cadet rencontre un junior ayant effectué moins de 10 combats, le combat se déroule en
3 x 2 min.

Lorsqu’une cadette rencontre une junior ayant effectué plus de 5 combats, le combat se déroule
en3 x 1min 30.

Règle 8 -Les délais de repos entre les combats

Le terme « repos » signifie l'interdiction de boxer et d’effectuer des oppositions à l’entraînement.

Ces délais de repos s’appliquent pour tous types de combat : championnats, critériums
nationaux, compétitions labellisées par la FFB, combats hors championnats et hors compétitions
labellisées.

Les délais de repos après un combat s’appliquent selon le tableau suivant.

Code sportif de la boxe amateur style olympique  5


Délais de repos après un combat
Décisions Délais de repos Observations
Victoire aux points ou avant la
limite 1 jour En aucun cas un boxeur amateur ne peut effectuer plus d’un
combat par jour.
Défaite aux points 1 jour En aucun cas un boxeur amateur ne peut effectuer plus d’un
combat par jour.
Défaites avant la limite (y
compris par disqualification),
sauf par KO ou par RSC-H
10 jours S’il le juge utile, le médecin de ring peut exiger un repos
supérieur, éventuellement assorti d'un bilan neurologique.
Défaites avant la limite par KO
ou par RSC-H 28 jours
Tout boxeur KO ou ayant perdu par RSC-H doit être examiné
par le médecin de ring dans les secondes qui suivent la
décision. Le boxeur qui a subi un KO ou un RSC-H doit
observer un repos de 28 jours pleins.
Le boxeur qui a subi deux KO, deux défaites par RSC-H ou un
KO et une défaite par RSC-H consécutifs ou non en 84 jours
doit observer un repos de 84 jours pleins à compter du
deuxième KO ou RSC-H. Le boxeur qui a subi trois KO ou trois
RSC-H, deux KO et un RSC-H ou un KO et deux RSC-H
consécutifs ou non, dans une période d’une année, doit
observer un repos obligatoire d’une année pleine et ne peut
boxer à nouveau qu’après y avoir été autorisé par la FFB à la
suite des tests médicaux imposés par la commission fédérale
médicale.

Règle 9 - La tenue des boxeurs

Les boxeurs montent sur le ring avec la tenue suivante :

-gants de 10 onces (284 g) de la couleur du coin du boxeur,

-casque protecteur sans pommette ni mentonnière agréé par le chef de jury de la couleur

du coin du boxeur,

-short ne descendant pas au delà des genoux,

-maillot sans manche fixé a l’intérieur du short,

-chaussures de sport,

-chaussettes ne cachant pas les genoux,

-protège-dents,

-bandes souples et sèches n'excédant pas 2,50 m de long et 5 cm enroulées à plat sur les

mains (elles peuvent être croisées entre les doigts, elles ne peuvent pas être maintenues

par des épingles).

Pour les hommes :

-coquille ou ceinture protectrice ne dépassant pas le sommet des hanches,

-le port de la barbe est interdit et le boxeur doit être rasé lors de l’examen médical (une

moustache mince est tolérée, elle ne doit pas dépasser la longueur de la lèvre supérieure).

Pour les femmes : le protège poitrine est autorisé mais non obligatoire.

Les points suivants doivent par ailleurs être respectés :

-la peau des boxeurs doit être sèche et vierge de tout enduit,

-le port de lunettes, lentilles de contact dures, bijoux, bijoux de piercing, bracelets, bagues

et colliers est interdit,

-les cheveux longs doivent être maintenus par un objet non rigide de manière à ne pas

pouvoir occasionner de blessures et à ne pas pouvoir gêner l’adversaire,

-la publicité (facultative) est autorisée sur la tenue des boxeurs.

6  Code sportif de la boxe amateur style olympique


II - LE JUGEMENT ET L’ARBITRAGE
DES COMBATS


Règle 10 -Les commandements de l’arbitre

Les commandements de l’arbitre sont au nombre de trois.

Le commandement « BOX » : pour démarrer le combat ou les reprises de combat.

Le commandement « BREAK » : quand les boxeurs se neutralisent mutuellement, sans commettre
de faute. A ce commandement, les deux boxeurs doivent se séparer nettement en faisant un pas
en arrière en déplaçant les deux appuis, sans frapper, et reprendre le combat immédiatement,
sans autre ordre de l'arbitre. Quand les boxeurs sont en situation de « BREAK ». Si un des
boxeurs est dos aux cordes ou dans un coin du ring et ne peut pas effectuer le pas en arrière,
l’arbitre prononce alors le commandement : « STOP », d'un geste du bras, il invite les boxeurs à se
dégager des cordes et prononce « BOX » pour la reprise du combat.

Le commandement « STOP » : l'arbitre prononce le commandement « STOP » dans les cas
suivants :

1°) pour stopper le combat en fin de round.

2°) quand un boxeur commet une faute, dans ce cas, le boxeur doit regarder l'arbitre, écouter
ses observations, acquiescer de la tête pour lui indiquer qu'ils les a comprises, et attendre le
commandement « BOX » pour reprendre le combat.

3°) avant de commencer à compter un boxeur : l’arbitre compte le boxeur jusqu’à 8 (KD)
lorsque :
-le boxeur perd momentanément sa lucidité,
-une partie du corps du boxeur, autre que ses pieds, touche le sol à la suite d’un ou de


plusieurs coups reçus,
-le boxeur est affalé sur les cordes, sans défense, à la suite de coups reçus et si les cordes
l'empêchent de tomber,
-le boxeur se trouve totalement ou partiellement en dehors des cordes, de son fait ou à la
suite de coups reçus, ou d'une irrégularité de l'adversaire,
-l'arbitre estime à la suite de coups reçus, que le boxeur se trouve en situation dangereuse.

L'arbitre décide le KD en prononçant « STOP, 1 ». Il continue le compte lorsque l’adversaire rejoint
le coin neutre qu’il lui a désigné. L’arbitre compte le boxeur jusqu’à 8, s’assure que le boxeur est
apte à reprendre le combat et prononce le cas échéant « BOX » pour faire reprendre le combat.
Dans le cas contraire, il continue le compte jusqu’à 10 (KO).

Il prononce les commandements : « BOX-STOP » :

-s’il juge qu’il n’est pas souhaitable que le boxeur poursuive le combat,
- si le nombre de KD subis par le boxeur compté ne lui permet pas la poursuite du combat
suivant les normes définies par le tableau suivant.
Nombre de KD entraînant automatiquement
l’arrêt du combat (RSC)
FEMMES HOMMES
dans le round dans le
combat
dans le round dans le
combat
CADETS (TES) 2 2 2 3
JUNIORS 2 3 3 4
SENIORS 2 3 3 4

Code sportif de la boxe amateur style olympique  7


Cas particuliers

Le compte est exceptionnellement de 10 secondes pour un boxeur tombé hors du ring. Dans ce
cas il ne doit pas être aidé pour remonter sur le ring sous peine de disqualification.

En cas de KD du deuxième boxeur pendant le compte du premier, l'arbitre continue le même
compte pour les deux.

Quand le boxeur compté est étranger, l'arbitre compte en anglais.

Si un boxeur compté « 8 » reprend le combat et retourne à terre, sans avoir été touché, l'arbitre ne
recommence pas le compte, il le continue : «9–10-OUT».

Si l’arbitre n'a pas vu le coup qui a entraîné le KD, il devra après le compte stopper le combat et
consulter les juges sur la régularité du coup.

Un KD subit par un coup irrégulier sanctionné par l’arbitre n’entre pas en considération dans la
comptabilité du nombre des KD conduisant automatiquement à l’arrêt de l’arbitre.

4°pour toute autre cause matérielle (chaussure délacée, perte du protège-dents ou du casque,
etc.), dans ce cas, l’adversaire doit se rendre dans le coin neutre désigné par l’arbitre.

Dans toutes ces situations, le commandement « STOP » est suivi du commandement « BOX » pour
la reprise du combat.

Le chronomètre est arrêté à chaque « STOP » de l’arbitre et relancé au commandement « BOX ».

Règle 11 -Les coups réguliers et les interdictions

Sont autorisés les coups délivrés avec le poing fermé et qui atteignent l’adversaire avec la partie
du gant recouvrant la tête des métacarpiens et les premières phalanges sur les parties
antérieures et latérales du buste ou de la tête. Les coups portés sur les membres supérieurs de
l’adversaire ne sont pas comptabilisés.
Les coups qui ne sont pas délivrés dans ces conditions sont des coups irréguliers.

Pour le boxeur, il est interdit de :

-frapper en dessous de la ceinture,

-frapper dans le dos ou derrière la tête de l’adversaire,

-frapper sans appui au sol,

-se tourner (présenter le dos à l’adversaire),

-ne pas respecter les commandements de l’arbitre,

-tenir, tirer, serrer, pousser l'adversaire ou s'appuyer sur lui,

-passer le ou les bras sous ceux de l'adversaire,

-utiliser les cordes pour frapper, parer, esquiver ou se déplacer,

-attaquer, parer, esquiver avec la tête en avant du ou des poings,

-abaisser la tête au-dessous du niveau de la ceinture de l'adversaire,

-frapper un adversaire à terre,

-empêcher l'adversaire de boxer en ayant le bras tendu,

-parler ou émettre des sons en boxant,

-rejeter volontairement le protège-dents,

-simuler la réception d'un coup irrégulier,

-faire des croche-pieds,

-se montrer incorrect envers un officiel, l’adversaire ou les entraîneurs,

-frapper sur un « Break » avant d’avoir déplacé les deux appuis vers l’arrière,

-frapper après un « Stop »,

-ne pas faire face à son adversaire pendant la minute de repos,

-utiliser une substance dopante ou tout autre produit que l’eau.

Pour les hommes de coin : il est interdit de parler, émettre des signaux gestuels ou de se lever
pendant la durée des rounds.

8  Code sportif de la boxe amateur style olympique


Règle 12 -Les sanctions

Lorsqu’un boxeur commet une faute l’arbitre intervient en disant « STOP » et indique la faute au
boxeur fautif. Cette faute peut être suivie :1°) d’aucune sanction, il s’agit d’une simple remarque.
2°) d’un avertissement, dans ce cas l’adversaire doit rejoindre le coin neutre indiqué par l’arbitre
avant que ce dernier indique aux juges l’avertissement. Il s’agit d’un avertissement officiel que le
présentateur doit annoncer. Les juges ont la possibilité d’entériner ou non l’avertissement,
3°) de la disqualification du boxeur fautif. Celle-ci intervient obligatoirement au troisième
avertissement. Elle peut également être prononcée à tout moment par l’arbitre pour une faute
jugée particulièrement importante.

Avec le système électronique de jugement l’avertissement attribue deux points à l’adversaire du
boxeur fautif si la majorité des juges l’a entériné.

Avec le système manuel de jugement, un avertissement (W) pénalise le boxeur de 3 coups. Par
ailleurs, le juge peut de sa propre initiative infliger un avertissement (J) et pénaliser le boxeur
d’un point. Dans les deux cas il doit indiquer le motif de sa décision sur son bulletin de jugement.

Règle 13 -La décision

Un combat peut se terminer soit avant la limite du temps prévu soit dans la limite du temps
prévu.

Les boxeurs sont jugés sur le nombre de coups réguliers (tels que définis à la règle 10) délivrés et
sur les avertissements officiels reçus. Un coup n’est validé par le juge que lorsqu’il répond à la
définition d’un coup régulier.

La décision est donnée à l’issue du combat lorsque les boxeurs ont enlevés gants et casques.
Seuls les boxeurs, l’arbitre et le présentateur sont autorisés à rester sur le ring lors de l’annonce
de la décision. L’arbitre invite les boxeurs à regagner le centre du ring, tient le poignet de chaque
boxeur et lève le bras du vainqueur à l’annonce de la décision. Il lève le bras des deux boxeurs en
cas de match-nul.

Seule une erreur matérielle avérée allant à l’encontre du code sportif permet d’envisager la
révision d’une décision rendue.

Les décisions aux points

Les décisions peuvent être :

-Gagnant aux points : GP,

-Perdant aux points : PP,

-Match nul : MN.

Elle est rendue après l’application des critères définis à la règle 14.

Les décisions avant la limite

L’arrêt de l’arbitre pour infériorité : (RSC)

Si, de l'avis de l'arbitre, un boxeur est surclassé et risque une défaite trop sévère, l'arbitre arrête
la rencontre, et son adversaire est déclaré vainqueur par arrêt de l'arbitre (les décisions rendues
sont : G RSC, suivies de l'indication du round).
Si un boxeur subit le nombre de KD (Knock Down) maximum autorisé pour son sexe et sa
catégorie d’âge, l’arbitre arrête automatiquement la rencontre.
Un KD est matérialisé par le fait que l’arbitre compte le boxeur jusqu’à 8 pour lui permettre de
récupérer et qu’il prononce le commandement « BOX » après 8.

Code sportif de la boxe amateur style olympique  9


L’arrêt de l’arbitre pour coups reçus à la tête. (RSC-H)

Si l'arrêt de l'arbitre est motivé par un (ou des) coup(s) reçu(s) à la tête, la décision rendue est :
RSC-H suivie de l’indication du round. L’arbitre doit le signaler au délégué et au chef de jury.
Dans ce cas, le repos de 28 jours est mentionné par le délégué sur le procès-verbal de réunion et
sur le livret du boxeur arrêté.

L’arrêt de l’arbitre sur blessure. (RSC-I)

Si un boxeur est blessé, l'arbitre peut arrêter la rencontre (décision RSC-I) ou consulter le
médecin avant de prendre sa décision en fonction de l’avis donné par celui-ci. Le boxeur blessé
perd le combat hormis les cas suivants :

-disqualification de l’adversaire qui a provoqué la blessure par un coup irrégulier,

-décision aux points à partir du deuxième round des finales des championnats régionaux,

des championnats de France ou des critériums nationaux,

-si les deux boxeurs se sont blessés simultanément sans faute prépondérante de l'un des

deux boxeurs : dans ces cas, le boxeur qui menait aux points au moment de l’arrêt de

l’arbitre est désigné vainqueur. Les décisions rendues sont: GP (RSC-I), MN (RSC-I) ou PP

(RSC-I) suivie de l’indication du round.

L’Out-scoring (RSC-OS)

Cette règle s’applique uniquement dans le cas d’un jugement avec un système électronique pour
les championnats, les critériums nationaux et les compétitions labellisées par la FFB. En cas
d'utilisation d'un système électronique de pointage, une différence de points trop importante
avant le dernier round entraîne l’arrêt du combat et la défaite du boxeur mené.

La différence de points entraînant l’Out-scoring est de :

-10 points pour les femmes cadettes,

-15 points pour les femmes juniors et seniors et les hommes cadets,

-20 points pour les hommes juniors et seniors.

L’Out-scoring ne peut pas intervenir dans le dernier round d’un combat et ne s’applique pas aux
finales des championnats de France, et critériums nationaux.

Le Knock-Out (KO)

Le Knock-Out est prononcé si un boxeur ne peut reprendre le combat au compte de « 10 » ou s’il
retourne à terre sans avoir été frappé après avoir été compté « 8 » (dans ce cas l'arbitre poursuit le
compte précédent : « 9 - 10 – OUT »).

Dans le cas où le boxeur présente toutes les caractéristiques d’un KO sévère, l'arbitre est
dispensé de compter jusqu'à 10. Il met fin au compte, afin de permettre que des soins soient
rapidement apportés au boxeur.

En cas de KO, les décisions sont : G KO et P KO suivies de l’indication du round.

Si un boxeur simule le KO, il est disqualifié, la décision est : P KO DISQ suivie de l’indication du
round.

Si les deux boxeurs sont KO simultanément, la décision sera rendue aux points, en fonction des
points obtenus avant le KO, les décisions rendues sont : GP (KO), MN (KO) ou PP (KO) suivies de
l’indication du round.

10  Code sportif de la boxe amateur style olympique


Disqualification (DISQ)

Un boxeur est automatiquement disqualifié au troisième avertissement donné par l’arbitre.

L’arbitre peut également disqualifier un boxeur sans attendre le troisième avertissement pour
toute faute qui le justifie.

Si les deux boxeurs sont disqualifiés, il n'y a pas de vainqueur,la décision rendue est : P. DISQ
suivie de l’indication du round pour les deux boxeurs.

Dans les championnats régionaux et nationaux, un boxeur battu par disqualification ne peut en
aucun cas être repêché en cas de forfait d’un boxeur. Il n’a droit à aucun prix, médaille, trophée,
prix d’honneur ou classement se rapportant à la compétition dans laquelle il a été disqualifié.

Abandon (RET)

Un boxeur peut faire signe à l’arbitre qu’il abandonne ou en ne reprenant pas le combat
immédiatement après la minute de repos. Son adversaire est dans ce cas déclaré vainqueur par
abandon, les décisions rendues sont : G RET et P RET suivie de l’indication du round.
Si l'entraîneur d'un boxeur jette l'éponge (la serviette) durant une phase de combat, l'adversaire
est déclaré vainqueur, les décisions rendues sont : G RET et P RET suivie de l’indication du
round.

En cas de jet de l'éponge pendant le compte, l'arbitre continue à compter :

- jusqu'à 9 - 10 – « OUT » si le boxeur ne peut reprendre le combat à « 8 », les décisions rendues
sont : G KO et P KO suivies de l’indication du round.
- jusqu'à 8, s'il estime que le boxeur est apte à poursuivre le combat, puis « STOP », les décisions
rendues sont : G RET et P RET suivies de l’indication du round.
Si le jet de l’éponge intervient sur un coup régulier pendant :
-le troisième KD dans le round ou pendant le quatrième KD dans le combat pour les
seniors hommes,
-le deuxième KD dans le round ou pendant le troisième KD dans le combat pour les cadets
hommes et les juniors et seniors femmes,
-le deuxième KD dans le combat pour les cadettes,
les décisions rendues sont : G RSC, G RSC-H,P RSC ou P RSC-H suivies de l’indication du round.

No Contest (NC)

L’arbitre arrête le combat lorsque des circonstances externes empêchent le bon déroulement du
combat (problèmes matériels, panne d'électricité, conditions atmosphériques, indisponibilité
prolongée du médecin, etc.). La décision rendue est NC pour les deux boxeurs.
Avant de prendre la décision de NO CONTEST », l'arbitre doit consulter le délégué et le jury.
Le NO CONTEST ne peut intervenir qu’au cours des deux premiers rounds. A partir du 3e round,
une décision aux points est rendue en fonction du jugement du combat jusqu’à l’incident.
Au cours des championnats, des critériums et des compétitions labellisées, un NO CONTEST
nécessite la programmation du combat un autre jour dans la phase suivante en début de réunion
avec pesée et visite médicale obligatoire, ou en cas d’impossibilité, la programmation du combat à
la fin de la même session de compétition.


Forfait ou Walk-over (WO)

Au cours des championnats, des critériums et des compétitions labellisées, un boxeur apte
médicalement et pesé réglementairement est déclaré vainqueur par « WALK-OVER » si son
adversaire ne se présente pas à la pesée, ne respecte pas les limites de sa catégorie de poids ou
est inapte médicalement, les décisions rendues sont : G WO et P WO.

Code sportif de la boxe amateur style olympique  11


Sigles à inscrire par le Délégué fédéral sur le livret
du boxeur et sur le procès verbal de réunion


DECISIONS POUR LE
VAINQUEUR
POUR LE
BATTU
POUR CHAQUE
BOXEUR SI ABSENCE DE
VAINQUEUR
Aux points GP PP
Match nul MN
Knock-out G KO. P KO
Simulacre de K.O. G KO DISQ P KO DISQ
K.O. simultanés des
2 boxeurs GP (KO) PP (KO) MN (KO)
Arrêt de l’arbitre
pour infériorité
manifeste
G (RSC) P (RSC)
Arrêt de l’arbitre
pour coup(s) reçu(s)
à la tête
G (RSC-H) P (RSC-H)
Blessure d’un boxeur G (RSC-I) P (RSC-I) MN (RSC-I)
Blessures
simultanées des
2 boxeurs
GP (RSC-I) PP (RSC-I) MN (RSC-I)
Arrêt de l’arbitre par
out-scoring G (RSC-OS) P. (RSC-OS)
Disqualification G DISQ P DISQ P DISQ
Simulacre de combat G DISQ SC P DISQ SC P DISQ SC
Abandon du boxeur G RET P RET
Jet de l’éponge G RET P RET
No contest NC
Walk-over (forfait) G WO P WO

12  Code sportif de la boxe amateur style olympique


Règle 14 -Le jugement des combats

Les combats peuvent être jugés :

-avec un système de jugement électronique,
-avec des bulletins.
A - Le jugement avec un système électronique :

Le jugement électronique peut être réalisé avec :

-1 juge,

-2 juges,

-3 juges,

-5 juges.

Le jugement électronique peut être réalisé avec :
-le système « scoring-machine » (agréé par l’AIBA),
-le système « boxe compteur » ® (agréé par la FFB).

Dans le cas du jugement électronique, l’arbitre ne peut en aucun cas juger.

Chaque juge valide un coup en appuyant sur le bouton (rouge ou bleu) correspondant au boxeur.
Si la majorité des juges valide un coup dans la même seconde, un point est attribué au boxeur.

Un avertissement délivré officiellement attribue deux points à l’adversaire.

A l’issue du temps réglementaire, le boxeur totalisant le plus grand nombre de points est déclaré
vainqueur aux points.

Si les scores sont à égalité à la fin du combat, la décision de match nul est rendue lorsque le
match se déroule en dehors d’un championnat, d’un critérium national ou d’une compétition
labellisée.

Lors des championnats, des critériums nationaux ou des compétitions labellisées, en cas de
scores à égalité à la fin du combat, le vainqueur est désigné en prenant en compte les critères
programmés par le système électronique de jugement.

1°) cas du jugement avec le système « scoring-machine »

Le système supprime le pointage individuel des deux juges ayant attribué le pointage le plus élevé
et le plus bas et ne tient compte que du jugement du ou des juges restant pour déclarer le
vainqueur. Si les deux boxeurs sont toujours à égalité, l’ensemble du jury doit rendre la décision
en pressant une touche (rouge ou bleue) pour désigner le vainqueur selon les critères suivants :

1°) boxeur qui a le plus souvent eu l’initiative ou qui a démontré le meilleur style.

2°) si ces critères ne départagent pas les deux boxeurs : boxeur qui a fait preuve de la meilleure
défense (parades, esquives, déplacements, etc.) et qui a empêché l’adversaire de réussir ses
attaques.

2°) cas du jugement avec le système « boxe compteur » ® :

Le système additionne tous les points attribués à chaque boxeur par l’ensemble des juges et les
divise par le nombre de juges pour déterminer une moyenne aux centièmes. Le boxeur qui obtient
la moyenne la plus élevée est déclaré vainqueur.

Si les deux boxeurs obtiennent la même moyenne aux centièmes de points, l’ensemble du jury
doit rendre la décision en indiquant à l’opérateur du jugement électronique le vainqueur selon les
critères suivants :

1°) boxeur qui a le plus souvent eu l’initiative ou qui a démontré le meilleur style.

2°) si ces critères ne départagent pas les deux boxeurs : boxeur qui a fait preuve de la meilleure
défense (parades, esquives, déplacements, etc.) et qui a empêché l’adversaire de réussir ses
attaques.

L’opérateur du jugement électronique note le score à l’issue de chaque round. Si le système
électronique tombe en panne, le jugement tient compte du score obtenu à la fin du round

Code sportif de la boxe amateur style olympique  13


précédent. Le score est traduit selon les critères du jugement manuel et le jugement se poursuit
au jugement manuel.

B - Le jugement avec des bulletins :

Le jugement avec des bulletins peut se faire avec :

-un arbitre juge unique.

-un juge-arbitre et deux juges.

-un arbitre et trois juges.

A la fin de chaque round, les juges accordent une note à chacun des deux boxeurs.
Le boxeur ayant le meilleur score est crédité de la note maximale de 20.

Les juges comptabilisent la différence des coups réguliers portés par les deux boxeurs, selon le
barème suivant:

Nombre de coups
d’écart dans le round
Nombre de points
pour le boxeur ayantle plus de coupsvalidés
Nombre de points
pour le boxeur ayantle moins de coups
validés
0 ou 1 20 20
2 – 3 ou 4 20 19
5 – 6 ou 7 20 18
8 – 9 ou 10 20 17
11 – 12 ou 13 20 16
14 – 15 ou 16 20 15

Un avertissement officiel pénalise le boxeur de trois coups.
A la fin du combat, chaque juge additionne le score de chaque round et propose comme
vainqueur le boxeur qui totalise le plus de points.
Le vainqueur du combat est le boxeur désigné comme tel par une majorité des juges.
Le match nul est accordé lorsque le match se déroule en dehors d’un championnat, d’un
critérium national ou d’une compétition labellisée si une majorité des juges rend la décision de
match nul ou dans le cas de trois juges, si deux juges ne donnent pas le même boxeur vainqueur
et si le troisième juge donne le match nul.
Dans le cas d’un championnat ou d’une compétition labellisée, les juges ne peuvent en aucun cas
rendre la décision de match nul.


Les knock-downs ne sont pas pris en compte dans le jugement. Ce sont seulement le ou les coups
qui l'ont provoqué qui sont pris en compte. Ils doivent être mentionnés sur le bulletin du juge :
KD (H) s’ils ont été provoqués par des coups à la tête.


14  Code sportif de la boxe amateur style olympique


III – L’ORGANISATION DES COMBATS


Règle 15 -L’espace officiel de compétition

Le ring

Le ring est un carré délimité par 4 rangées de cordes dont les dimensions intérieures sont
comprises entre 4,90 m et 6,10 m. Les rings à 3 cordes sont tolérés.


Le plancher du ring doit être horizontal, solide, sans aspérité et bien joint.
Il est placé à une hauteur comprise entre 0,91m et 1,22 m au-dessus du sol. Les rings de plain
pied sont tolérés.
Il se situe à 1 m au moins du mur ou de la cloison la plus proche. Il doit déborder des cordes de
0,50 m au moins.


Le plancher est recouvert de feutre, caoutchouc ou autre matériau possédant les mêmes qualités
d'élasticité et d'une épaisseur de 1,3 cm à 1,9 cm. Ce matériau doit recouvrir la totalité du
plancher, y compris la partie débordante, et doit être recouvert d'une forte toile bien tendue et
non glissante.


Le plancher est surmonté de 4 poteaux d'angle, destinés à soutenir les cordes. Ces poteaux sont
placés à l'extérieur du carré formé par les cordes, et au moins à 0,30 m de celles-ci.
Les poteaux des coins destinés aux boxeurs sont peints, l'un en rouge (à gauche de la table des
officiels), l'autre en bleu.
Les deux autres, représentant les coins neutres, sont peints en blanc.


Les tirants des cordes aux coins sont protégés par des coussins de rembourrage de même couleur
que les poteaux.


L'enceinte du ring est délimitée par 3 ou 4 rangées de cordes dont le diamètre est compris entre 3
et 5 cm, et placées respectivement :


-pour les rings à 3 cordes : à 40 - 80 - 130 cm du plancher ;
pour les rings à 4 cordes : à 40,6 - 71,1 - 101,6 - 132,1 cm du plancher.
Les cordes sont reliées entre elles par 2 bandes de toile fine de 3 à 4 cm de largeur, placées à
intervalles réguliers sur chacun des côtés. Les cordes sont enroulées d’un matériel protecteur.

L'accès au ring se fait par 3 escaliers :
-pour les boxeurs et les seconds : un escalier à chacun des coins rouge et bleu,
-pour les officiels, le médecin et le présentateur : un escalier dans le coin neutre à droite de

la table des officiels.

Le matériel accessoire

Le ring doit être muni des accessoires suivants:
-1 tabouret, 1 chaise, 2 bouteilles d'eau potable, 1 seau vide, 1 serpillière dans chacun des
coins rouge et bleu,
-un sachet en plastique, pour collecter les compresses souillées, accroché sur le haut de

chaque coin neutre (en dehors des cordes).
L'installation doit comporter : les tables et chaises pour les officiels, l’électricité à la table du
délégué avec une prise multiple, un gong ou un émetteur sonore, deux chronomètres (propriété
du chronométreur) ou un système électronique de jugement, une civière, un matériel de
sonorisation, une trousse médicale, une couverture téléphonique permettant d’appeler en
urgence.
L’espace officiel de compétition est obligatoirement délimité par des barrières. Ces barrières sont
placées à 3,50 mètres au minimum du ring. L’unique accès à l’espace officiel de compétition est
obligatoirement contrôlé.
La publicité (facultative) est autorisée et ne doit en aucun cas gêner l’évolution des boxeurs.

Code sportif de la boxe amateur style olympique  15


Plan type d'aménagement de l’enceinte du ring : jury avec 3 juges


16  Code sportif de la boxe amateur style olympique


Plan type d'aménagement de l’enceinte du ring : jury avec 5 juges


Code sportif de la boxe amateur style olympique  17


Règle 16 -Les officiels

Le délégué fédéral

La présence d'un délégué représentant l'autorité fédérale est obligatoire pour chaque organisation
de boxe amateur. Pour les compétitions nationales ou internationales, le délégué est désigné par
la FFB sur proposition du comité régional. Pour les autres organisations, il est désigné par le
comité régional.

Rôle du délégué fédéral :

Avant l’organisation le délégué doit être en possession des pièces suivantes :

-autorisation fédérale,
-autorisation préfectorale,
-procès-verbal d’organisation,
-livrets individuels,
-certificats médicaux de guérison (éventuellement),
-attestations de non grossesse pour les femmes,
-bulletins de jugement,
-imprimés de déclaration d'accident,
-pour les boxeurs étrangers, autorisation de déplacement de leur fédération.


Il doit s’assurer que :

-toutes les dispositions réglementaires sont prises pour cette organisation (conformité du
ring, emplacement des tables, mesures de sécurité telle que la possibilité d’évacuer un
boxeur blessé),

-toutes les personnes ayant un rôle à tenir pendant l’organisation sont habilitées à le
remplir,
-les livrets des boxeurs ne présentent pas de contre indication aux combats,
-les boxeurs et arbitres ont satisfait à l'obligation de la visite médicale et que le médecin a
consigné son avis sur chacun d'eux sur le procès-verbal de l’organisation,
-les opérations de pesée ont été effectuées.
-les conditions réglementaires sont respectées pour la réalisation des combats (poids, âge,
et nombre de combats au palmarès des deux adversaires),
-les gants et casques sont conformes et que deux paires de gants et deux casques sont en
réserve à la table des officiels,

-qu’un boxeur blessé lors de son dernier combat (même s'il a été vainqueur) fournisse un
certifi